Je m’appelle Karl,
et si je devais résumer mon parcours en un mot, ce serait : GRANDIR.
Grandir dans les métiers, grandir dans les responsabilités,
grandir dans les épreuves… et surtout grandir en tant qu’homme….
Les débuts : apprendre à tenir, apprendre à servir
Après mes études et mon service militaire en gendarmerie, j’ai rejoint une société de services 2M Informatique
Je ne savais pas encore que j’y passerais quinze ans, ni que ces années allaient me construire autant.
J’ai commencé comme technicien de maintenance : 5 ans à courir sur le terrain, à dépanner, à rassurer,
à apprendre l’exigence du service et de nos clients
Puis je suis devenu responsable technique, dans une autre région, après une opération de croissance externe :
5 ans à structurer, à développer, à porter une équipe. Ensuite technico-commercial, pour vendre ce que j’avais moi-même contribué à installer.
Pendant toutes ces années, j’ai travaillé comme si c’était ma boîte. Parce que je suis comme ça : quand je m’engage, je m’engage vraiment !
Le premier tournant : créer quelque chose qui me ressemble
Puis l’entreprise 2M a été rachetée par un grand groupe.
Et là, j’ai senti que je n’étais plus à ma place.
J’avais besoin de créer quelque chose qui me ressemble, qui porte mes valeurs : réactivité, service premium, honnêteté, transparence, humilité, esprit d’équipe, performance.
Alors je me suis lancé. J’ai repris l’activité d’un entrepreneur partant à la retraite et j’ai créé ma première société dans les télécoms pour apprendre autre chose mais aussi pour ne pas concurrencer mon ancien employeur qui m’avait tant donné.
Mais l’envie d’entreprendre, je l’avais déjà en moi.
Je l’avais vu naître chez Sarah, mon épouse.
Elle avait transformé une ancienne poissonnerie en salon de coiffure.
Puis, quelques années plus tard, elle a créé une maison de beauté globale dans un appartement discret, à l’abri des regards. C’était audacieux, innovant, visionnaire.
Elle m’a montré que l’entrepreneuriat, c’est avant tout une histoire de courage et de coeur.
C’est ainsi qu’est née ma première société LTIO.
J’ai commencé chez moi. Puis en pépinière d’entreprise, j’ai embauché mon premier salarié, mon premier stagiaire et ensuite alternant
Puis j’ai acheté mes bureaux pour faire grandir mon activité (320 m2 alors qu’on était que 5 …,)
Après cinq ans, j’ai rejoint le Groupe Convergence pour créer ma marque blanche d’opérateur télécom.
Je voulais offrir à mes clients un service plus humain, plus réactif, plus fiable que celui des grands groupes comme Orange, SFR …
La convergence télécom-informatique est une opportunité à saisir, je développe donc à fond la partie « data et cyber » et fait grandir l’équipe jusqu’à 14 salariés.
Le mur : quand travailler plus ne suffit plus
Et puis un jour, j’ai touché un mur : la rentabilité. Ce moment où tu réalises que travailler plus ne suffit plus. Alors j’ai fait ce que beaucoup n’osent pas faire : je me suis remis en question. J’ai rejoint la franchise XEFI. J’ai créé une deuxième société. J’ai transformé mes deux structures en profondeur (j’ai perdu la moitié de l’équipe lors de ce virage …)
Résultat : Je suis passé de 133 k€ de CA (40 k€ d’EBE) à 2,7 M€ (350 k€ d’EBE). En quinze ans, avec mes valeurs intactes.
Janvier 2022 : le choc qui change tout
Et puis il y a eu un moment que je n’oublierai jamais.
En janvier 2022, mon meilleur ami, Max, a mis fin à ses jours.
Max était un homme engagé, loyal, travailleur. Il voulait reprendre la boîte de son patron, s’associer avec un des autres responsables.
Il portait trop. Il était épuisé. Et il vivait, en parallèle, les dépressions et les maladies successives de son épouse.
Son départ a été un séisme. Un choc brutal. Un rappel violent de ce que la solitude du dirigeant peut faire. De ce que le poids du travail peut détruire. De ce que l’on ne voit pas, même chez ceux qu’on aime.
Trois mois plus tard, j’ai annoncé à mon franchiseur que je mettrais mes deux sociétés en vente. Je savais que quelque chose devait changer.
Je savais que je ne pouvais plus continuer comme avant. Je savais que je devais transmettre, accompagner, être utile autrement.
La transmission : ce qui m’a le plus touché
Pendant les deux années de cession de mes entreprises, j’ai formé mes équipes, accompagné mes collaborateurs, préparé ma succession. Voir l’un de mes techniciens devenir directeur d’une entité… ça m’a profondément touché.
Après la cession, j’ai accompagné des dirigeants de franchises partout en France. J’ai vu leurs forces. J’ai vu leurs doutes. J’ai vu leur solitude. J’ai vu des hommes et des femmes épuisés, isolés, parfois au bord du burnout, parfois au bord du pire.
Et là, j’ai compris quelque chose d’essentiel : La révélation : ma place est auprès des dirigeants de TPE. Ceux qui portent tout. Ceux qui doutent en silence. Ceux qui n’ont personne à qui parler. Ceux qui méritent d’être aidés avant qu’il ne soit trop tard.
Lors de mon parcours, j’en ai rencontré beaucoup des patrons de TPE, au Centre des Jeunes Dirigeants, au BNI, ou autres réseaux et toutes ces belles rencontres m’ont tellement appris.
J’ai participé à un maximum de séminaires, ateliers, plénières pour apprendre, m’imprégner des astuces des uns et des autres, m’inspirer d’autres secteurs d’activité, j’ai adoré tous ces échanges avec des personnes qui sont devenues des membres de ma famille, des amis sur qui compter quand les difficultés apparaissent.
Aujourd’hui, j’accompagne les dirigeants avec une conviction simple : personne ne devrait porter seul le poids de son entreprise. Je leur apporte un regard extérieur, humain, structuré, exigeant mais profondément bienveillant. Je les aide à retrouver la clarté, le souffle et la direction qu’ils ont perdus en chemin.
Parce que je sais ce que c’est. Parce que je l’ai vécu. Parce que je veux contribuer à leur épanouissement futur.
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